L’orage passe sur le village, l’orage passe…
On l’appréhendait après cette brulante journée, comme si cette colère pouvait nettoyer le ciel et laisser scintiller un peu plus les étoiles.
L’orage passe, gronde et aspire le peu d’humidité qu’il trouve sur son chemin, car c’est vrai, il a fait très chaud et c’est désespérément sec.
Puis l’orage sèche, comme épuisé de cette atmosphère brulante de fin Juillet, il partira prendre le large vers la Manche pour retrouver toute l’humidité nécessaire à sa progression vers le terrain Anglais.
Et nous, les Normands, nous n’aurons point d’eau pour rafraichir ces temps modernes, caniculaires et chaotiques, comme si le temps nous plaquait au sol pour ralentir nos esprits échaudés…